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Atteindre un objectif ou amorcer le changement peut parfois sembler ardu. Résistances, motivation en déclin, focus en perdition. Malgré nos bonnes intentions, parfois même avec une certaine confusion, on se retrouve à la case départ. Des questions se posent alors: qu’est-ce qui motivait initialement le changement tant espéré, nous poussait en direction de cet objectif? En quoi cet objectif et ce qu’il impliquait alors, comme modifier certaines habitudes, était essentiel et important pour la suite des choses? Qu’est-ce qui fait qu’on n’y arrive pas alors que le statu quo n’était plus une option? Au final, comment établir un bon objectif qui tienne réellement la route et fasse du sens?

De l’inconscient au conscient: quand le message passe

Dans un premier temps, il est important de savoir qu’environ 90% de nos programmes et conditionnements se situent dans l’inconscient et se réalisent donc en quelque sorte sur le pilote automatique. On parle ici d’habitudes qui sont devenues bien ancrées comme se brosser les dents ou encore d’apprentissages innés comme marcher ou faire du vélo, et j’en passe. Ce sont les activités, façons de faire ou gestes pour lesquels on n’a plus besoin de réfléchir. Prenons l’exemple d’un trajet qu’on fait et refait quotidiennement, comme aller au travail ou à l’épicerie. N’est-il pas vrai qu’une fois à destination on se surprend certains jours de n’avoir rien vu aller?
Pour que l’envie de modifier ce qui est, de changer soit au rendez-vous, un disfonctionnement, un problème ou un inconfort doit d’abord s’être manifesté à la partie consciente. Ni plus ni moins, sans prise de conscience, pas de changement possible. Et à ce stade, pour que l’objectif soit atteint ET durable, il doit être en cohérence avec notre écosystème, à savoir nos valeurs, croyances et tout le bagage qu’on porte. Lorsqu’un objectif menace notre écologie interne ou externe, autrement dit que les inconvénients à changer (pour soi et pour l’entourage) ou que les avantages à adopter le statu quo l’emportent sur les bénéfices liés de changer, on peut dire adieu au changement durable à moins que les freins, les barrières inconscientes ne tombent. Et encore là, pour y arriver, ces mécanismes de protection doivent avoir été portés à notre conscience.

Ensuite, comprendre et distinguer ce que l’on EST de ce que l’on FAIT – l’ÊTRE du FAIRE – nous amènera à élargir nos perspectives et à rendre le changement encore plus significatif et durable. Je m’explique ici: comment saisir la valeur réelle de nos actions (ex: je mange moins pour mincir) si le but est imprécis, la cible floue (je veux perdre du poids mais en réalité je souhaite plutôt être bien dans ma peau et me sentir confiante quotidiennement)? Prendre conscience de la valeur de notre ÊTRE, de qui l’on est, prendre soin et le temps de se connaître en profondeur, de découvrir notre mission, d’explorer nos fondements, croyances et valeurs, nous amènera nécessairement à réaliser le désir profond de notre âme. Et puisque qu’une fois qu’on s’y est connecté.e, qu’on y a touché, on ne peut l’ignorer, s’y dédier – s’engager à réaliser sa mission – devient incontournable, C’est alors qu’on augmente nos chances de succès dans l’atteinte de nos objectifs, objectifs qui seront en conséquence beaucoup plus précis, cohérents et alignés avec notre vraie nature, en bref, avec qui l’on EST. À ce moment, ce que l’on fait, le FAIRE, pourra se mettre au service de l’ÊTRE, simplement. De cette façon, les actions nécessaires à la réalisation de notre objectif se mettront en place plus naturellement, grâce à la partie inconsciente, notamment.

Pour expliquer et supporter ce qui précède, prenons l’exemple d’une de mes clientes qui a toute sa vie souhaité perdre du poids dans le but de retrouver une image corporelle à son goût. C’était là son objectif initial au tout début de nos rencontres. Au fil du temps, les régimes s’étaient succédés, les tentatives de bouger plus et de calculer les calories n’avaient jamais donné les résultats escomptés ou du moins, de façon durable. Une résistance grandissante apparaissait, un peu comme si chaque tentative devenait le rappel d’un échec et l’amenait à croire qu’elle n’y arriverait jamais. « Il y a clairement des trucs que je ne fait pas correctement », pensait-t-elle. Avec un emploi du temps chargé et de jeunes enfants, inquiète par le travail et anxieuse – ses nuits étaient entrecoupées de longues périodes d’insomnie – elle voyait le poids des kilos en trop des dernières années continuer d’augmenter et le mal-être, persister. Afin de faire la lumière sur ce qui était présent et demandait d’être entendu et finalement identifier le problème en profondeur, le préciser, les séances de coaching qui suivirent lui permirent de comprendre que ce n’était pas tellement le besoin de perdre du poids mais celui de se sentir bien, physiquement et mentalement, qui criait haut et fort. Et cet état de bien-être, elle pouvait s’y référer grâce à des expériences passées, certains souvenirs et images et s’y connecter depuis l’intérieur. Son rapport à son monde intérieur, sa présence évolua et elle prit davantage le temps d’écouter ses signaux, tous les petits symptômes qui se manifestaient de l’intérieur vers l’extérieur. Elle eut besoin de ralentir le rythme. C’est alors qu’elle commença à marcher en nature tous les matins. Rapidement, elle se surprit du bien-être que cette activité lui apportait, soit un état positif dans lequel elle se sentait calme et disponible, état qui se prolongeait la journée durant. Cette habitude se mit en place sans effort – elle savourait ce moment de la journée et en profitait avec joie! – et devint un moment clé pour évacuer le stress, faire le point à l’intérieur. Parallèlement, l’écoute de ses signaux était facilitée et le désir de manger dans le respect de ces signaux était bien vivant, désormais incapable de manger au delà de ce que le corps réclamait. Et que dire de son sommeil qui s’était grandement amélioré! Les mois défilèrent et avec eux, les kilos en trop fondirent et elle la confiance renaquit…
La morale de cette histoire vraie est la suivante: les changements ne viennent pas seuls. Peu importe le temps nécessaire, on réalise souvent que derrière l’objectif de départ se cache un besoin plus précis et viscéral et c’est exactement à ce besoin racine qu’on doit s’adresser.

Comment bien formuler son objectif et valider son importance

Le S.M.A.R.T.E.R + est un acronyme exprimant les critères auxquels répondre pour fixer un bon objectif, permettant de valider la teneur, la précision et le niveau d’engagement. Il peut être applicable à différentes situations et est un précieux outil auquel se réfèrent bon nombre de professionnels. Le voici en détail:

S pour SPÉCIFIQUE: mettre en contexte! Ex) Je veux bien dormir. Qu’est-ce que ben dormir signifie pour moi? Dormir 8 heures en continu? Comment est-ce que je me sens quand j’ai bien dormi? Etc…
M pour MESURABLE: Se visualiser dans l’atteinte de son objectif. « Je saurai que j’aurai atteint mon objectif quand je verrai/entendrai/ressentirai…Etc…
A pour ATTEIGNABLE: Doit être réaliste et venir de la personne qui initie le changement, pas des autres. Changer pour soi.
R pour RESSOURCES: préciser ce dont on a besoin, ressources internes et externes (courage, discipline, support, etc), va préciser/renforcer la motivation à atteindre l’objectif.
T pour TEMPS: préciser dans le temps. Date? Moment?
E pour ÉCOLOGIE: avantages et inconvénients de la situation actuelle ET de la situation désirée pour soi et pour l’entourage.
R pour RÉVISABLE: Possibilité d’affiner, de recadrer. Un bon objectif n’est pas coulé dans le béton!
+ pour positif: formuler en termes positifs, éviter la négation et les termes qui suggère une perte ou un  renoncement, comme perdre du poids! Ce point est essentiel afin que le message soit bien perçu par la partie inconsciente, qui fonctionne à la façon d’un enfant donc en termes de facilité, plaisir et sécurité.

Je t’invite à tester ton objectif en regardant dans la vidéo qui suit et être curieux.se de se qui se présentera à toi!

À noter qu’une partie de ce contenu est inspiré des enseignements de la PNL et relève à la fois d’articles scientifiques et d’expériences personnelles.

Besoin d’accompagnement pour la suite, pour voir plus clair à l’intérieur, préciser un objectif?